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Violées, battues, … Le calvaire des femmes Rohingyas

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Plus de 700 000 Rohingyas ont fuit la Birmanie. Les femmes sont le terrain de jeux sadiques des soldats birmans. Au moins 2700 femmes ont été aidées dans les camps d’ONG.

A la fin août 2017, un groupe de défense des Rohingyas attaque des postes de police, ce qui entraîne une répression sans précédent : pendant les semaines qui suivront, plus de 700 000 d’entre eux fuient la répression des forces de sécurité birmanes. Ces populations vivent maintenant au Bangladesh dans des camps insalubres et surpeuplés. Et des milliers d’enfants naissent chaque mois et essaient de survivre dans ces conditions dangereuses. La naissance de nouveaux-nés dans ces conditions est un sérieux problème.

Les organisations humanitaires estiment que 130 bébés naissent chaque jour dans les camps de réfugiés de la région de Cox Bazar, au sud du Bangladesh. Soit 50 000 naissances prévues sur toute cette année. Or la survie est précaire pour ces nouveau-nés : la nourriture est basique et rationnée, l’eau n’est pas bien purifiée et les maladies intestinales, très contagieuses, sont fréquentes, ce qui peut engendrer des diarrhées mortelles chez ces nouveaux nés déjà bien faibles.

Protéger les femmes et leurs bébés, la priorité des ONG

Les femmes enceintes et les nouveaux nés sont bien sûr une priorité pour les humanitaires, mais pour cela, il faut les atteindre. Cela est en soi une mission difficile : environ 1 million de personnes s’entassent sous ces tentes, dans des allées boueuses, sur des dizaines de kilomètres dans l’un des plus grands camp de réfugiés au monde. Les femmes enceintes ne viennent pas régulièrement vers les cliniques. Elles font souvent la première visite de contrôle mais ne reviennent plus ensuite, peut être par peur de glisser dans les allées.

Elles ne reçoivent donc pas les vitamines indispensables pendant la grossesse, ce qui engendre des carences chez le bébé. Enfin, elles accouchent généralement sous leurs tentes, et y restent pendant de longs mois. « C’est un vrai défi de trouver les femmes qui viennent d’accoucher », explique un membre de l’ONG Save the Children. Alors l’association déploie des travailleurs dans les camps pour les identifier, les inciter à aller chercher de la nourriture riche en nutriments pour leur bébé, ou s’il le faut, la livrer dans leur tente.

Le viol de femmes Rohingyas et ses conséquences

Les forces de sécurité birmanes ont utilisé le viol comme une arme de guerre, et des centaines, voire des milliers de femmes rohingyas ont subi cette violence sexuelle pendant les attaques de leurs villages, à la fin août. Aujourd’hui, 9 mois après, les ONG des camps s’attendent à la naissance de nombreux bébés conçus lors de ces agressions. Des événements qui seront difficiles, voire traumatisants pour ces jeunes mères, qui vont avoir besoin d’assistance psychologique pour accepter ces enfants du viol.

Leurs proches peuvent aussi les rejeter, ce qui peut, in fine, pousser les mères à abandonner ces nouveaux nés pour éviter d’être stigmatisées ou ostracisées. Mais dans les premiers cas rapportés par les ONG, certains enfants ont finalement été acceptés. La plupart des membres de leur communauté ont compris que la mère n’était pas responsable de cet acte barbare, et que l’enfant ne devait pas souffrir à cause de cela. Suivez l’histoire de Chafika.

Avec RFI.

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Monde

Les Gilets jaunes citent le peuple algérien en exemple

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Le mouvement des Gilets jaunes qui ferraille contre le gouvernement Macron-Philippe depuis novembre est presque à bout de souffle.

Seulement, la formidable accélération de l’histoire en Algérie et le surgissement de l’immense dissidence citoyenne depuis février dernier, les Gilets jaunes rêvent d’un printemps français à l’algérienne.

La preuve ? Ce message laissé sur une devanture de magasin par des militants de ce mouvement.

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Actu

Nouvelle-Zélande : le terroriste a filmé sa tuerie

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L’un des auteurs de la fusillade de Christchurch serait un « terroriste extrémiste de droite et violent », assure le Premier ministre australien.

Le dernier bilan fait état de 49 morts et de nombreux blessés parmi les fidèles musulmans.

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40 morts dans des attaques de mosquées en Nouvelle-Zélande

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La police a déjà interpellé 4 suspects. Un des tireurs serait un « terroriste extrémiste de droite et violent », assure le Premier ministre australien.

Stupeur en Nouvelle-Zélande alors que le pays a été victime d’une attaque extrêmement rare. Des fusillades dans deux mosquées de la ville de Christchurch durant la prière du vendredi ont fait au moins 40 morts. La police a annoncé quatre arrestations, ajoutant avoir désamorcé des engins explosifs improvisés. Le Premier ministre de l’Australie a annoncé que l’un des auteurs des faits serait un Australien « terroriste extrémiste de droite et violent ».

Des témoins ont raconté avoir vu des corps ensanglantés. Des enfants figureraient également parmi les morts. La police a demandé aux gens de ne pas partager « des images extrêmement pénibles » après la mise en ligne d’une vidéo montrant un homme blanc se filmant en train de tirer sur des fidèles dans une mosquée. Les mosquées de cette localité de l’île du Sud étaient remplies en ce vendredi de prières.

Un Palestinien présent dans l’un des lieux de culte a raconté qu’il avait vu un homme être abattu d’une balle dans la tête. « J’ai entendu trois coups de feu rapides, et après environ dix secondes, ça a recommencé. Cela devait être une arme automatique, personne ne pourrait appuyer sur la gâchette aussi vite », a dit cet homme à l’Agence France-Presse sous le couvert de l’anonymat. « Puis les gens ont commencé à sortir en courant. Certains étaient couverts de sang. »

Les médias locaux ont rapporté que jusqu’à neuf personnes avaient péri et que plusieurs autres avaient été blessées.

Éviter les mosquées

La Première ministre de Nouvelle-Zélande, Jacinda Ardern, a déclaré que son pays connaissait l’une de ses journées « les plus sombres », dénonçant des attaques inédites dans ce pays réputé pour être sûr. « Clairement, ce qu’il s’est passé est un acte de violence extraordinaire et sans précédent. » Les victimes, peut-être des migrants ou des réfugiés, « ont choisi de faire de la Nouvelle-Zélande leur pays, et c’est leur pays. Ils sont nous. La personne qui a commis cette violence contre nous ne l’est pas », a-t-elle déploré.

Un large périmètre de Christchurch avait été bouclé par les forces de l’ordre, avant d’être levé quelques heures plus tard. « C’est un incident mouvant et nous travaillons à confirmer les faits », a déclaré le commissaire Mike Bush. La police a demandé aux fidèles d’éviter les mosquées « partout en Nouvelle-Zélande ». Un témoin a raconté au site internet d’information Stuff.co.nz qu’il était en train de prier à la mosquée Masjid al Noord sur l’avenue Deans quand il a entendu des tirs. En prenant la fuite, il a vu sa femme morte devant l’édifice religieux. Un autre homme a dit avoir vu des enfants se faire abattre. « J’avais des corps partout sur moi. »

« Du sang partout »

Un témoin a expliqué à Radio New Zealand qu’il avait entendu des coups de feu et vu quatre personnes gisant au sol, « avec du sang partout ». Toutes les écoles de la ville avaient été bouclées. La police avait appelé « tous ceux qui sont présents dans le centre de Christchurch à ne pas descendre dans la rue et à signaler tout comportement suspect ». Des bâtiments publics comme la bibliothèque centrale étaient aussi fermés.

La municipalité a ouvert une ligne de téléphone d’urgence pour les parents inquiets du sort de leurs enfants qui participaient à une marche contre le changement climatique non loin de là. « Ne tentez pas de venir chercher vos enfants avant que la police ne dise que les gens peuvent se rendre dans le centre-ville en toute sécurité », a averti la municipalité. Aucune information officielle sur le nombre exact de victimes n’était disponible en fin d’après-midi.

L’équipe de cricket du Bangladesh, un sport extrêmement populaire dans ce pays, se rendait dans l’une des mosquées au moment de la fusillade, mais aucun des joueurs venus jouer un match en Nouvelle-Zélande n’a été blessé, selon un porte-parole. « Ils sont en sécurité. Mais ils sont en état de choc. Nous avons demandé à l’équipe de rester confinée dans son hôtel », a-t-il dit à l’Agence France-Presse.

La faible criminalité

La Nouvelle-Zélande est réputée pour sa faible criminalité. Dans ce pays, « l’usage d’armes à feu pour commettre des crimes reste un événement rare », écrit ainsi le département d’État américain dans ses conseils aux voyageurs. Selon le recensement de 2013, quelque 46 000 personnes s’identifiaient comme musulmanes en Nouvelle-Zélande, soit un peu plus de 1 % de la population totale.

En 2017, six fidèles ont été tués dans une mosquée de Québec, au Canada, à l’occasion de la pire attaque anti-musulmane en Occident. L’auteur de la fusillade a été condamné à la prison à perpétuité. AFP

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