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Jacqueline Chabbi : Ce que haram veut dire !

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Chercheur, professeur (université de Paris-VIII) et historienne, Jacqueline Chabbi revisite l’histoire de l’islam et décortique ses travers et manipulations. Elle travaille depuis pas mal d’années sur le monde musulman médiéval.

Dans cette vidéo, elle analyse le mot Haram galvaudé par les musulmans et utilisé pour tout et rien. Elle parle du vin sur lequel elle dit qu’il n’est pas haram. Ce sont les juristes qui ont décidé d’interdire le vin. Le porc, elle rappelle qu’il n’existait dans l’Arabie.

S’appuyant bien entendu au Coran, elle décortique et analyse le sens des mots.

Dans un entretien accordé à francetv, elle déclare notamment : « L’islam subit des évolutions importantes et souvent méconnues. Ces influences s’expliquent notamment par l’histoire politique et culturelle.

La manière dont certains musulmans se représentent les débuts de l’islam est très éloignée de la réalité. Bien des pratiquants sont, par exemple, convaincus qu’en accomplissant le sacrifice du mouton lors de la fête de l’Aïd, ils perpétuent le geste d’Abraham et un rite caractéristique des premiers croyants. Seulement dans l’Arabie tribale, les pasteurs sont chameliers et non moutonniers. Le mouton est un animal sacrificiel typique du Moyen-Orient et non des confins du désert. La prééminence du mouton comme animal de sacrifice date de l’islam impérial. Les convertis d’origine non-arabe sont alors devenus majoritaires dans la population et sont à la recherche de modèles de conduite musulmans dans lesquels ils se reconnaissent. C’est le signe anthropologique d’un franchissement de frontières très important sur le plan des mentalités.
Aujourd’hui, beaucoup de jeunes musulmans ignorent l’islam de Mahomet et sont victimes d’un véritable déficit d’histoire en ce qui concerne la période de constitution de leur religion »

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Monde

Les Gilets jaunes citent le peuple algérien en exemple

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Le mouvement des Gilets jaunes qui ferraille contre le gouvernement Macron-Philippe depuis novembre est presque à bout de souffle.

Seulement, la formidable accélération de l’histoire en Algérie et le surgissement de l’immense dissidence citoyenne depuis février dernier, les Gilets jaunes rêvent d’un printemps français à l’algérienne.

La preuve ? Ce message laissé sur une devanture de magasin par des militants de ce mouvement.

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Actu

Nouvelle-Zélande : le terroriste a filmé sa tuerie

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L’un des auteurs de la fusillade de Christchurch serait un « terroriste extrémiste de droite et violent », assure le Premier ministre australien.

Le dernier bilan fait état de 49 morts et de nombreux blessés parmi les fidèles musulmans.

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Actu

40 morts dans des attaques de mosquées en Nouvelle-Zélande

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La police a déjà interpellé 4 suspects. Un des tireurs serait un « terroriste extrémiste de droite et violent », assure le Premier ministre australien.

Stupeur en Nouvelle-Zélande alors que le pays a été victime d’une attaque extrêmement rare. Des fusillades dans deux mosquées de la ville de Christchurch durant la prière du vendredi ont fait au moins 40 morts. La police a annoncé quatre arrestations, ajoutant avoir désamorcé des engins explosifs improvisés. Le Premier ministre de l’Australie a annoncé que l’un des auteurs des faits serait un Australien « terroriste extrémiste de droite et violent ».

Des témoins ont raconté avoir vu des corps ensanglantés. Des enfants figureraient également parmi les morts. La police a demandé aux gens de ne pas partager « des images extrêmement pénibles » après la mise en ligne d’une vidéo montrant un homme blanc se filmant en train de tirer sur des fidèles dans une mosquée. Les mosquées de cette localité de l’île du Sud étaient remplies en ce vendredi de prières.

Un Palestinien présent dans l’un des lieux de culte a raconté qu’il avait vu un homme être abattu d’une balle dans la tête. « J’ai entendu trois coups de feu rapides, et après environ dix secondes, ça a recommencé. Cela devait être une arme automatique, personne ne pourrait appuyer sur la gâchette aussi vite », a dit cet homme à l’Agence France-Presse sous le couvert de l’anonymat. « Puis les gens ont commencé à sortir en courant. Certains étaient couverts de sang. »

Les médias locaux ont rapporté que jusqu’à neuf personnes avaient péri et que plusieurs autres avaient été blessées.

Éviter les mosquées

La Première ministre de Nouvelle-Zélande, Jacinda Ardern, a déclaré que son pays connaissait l’une de ses journées « les plus sombres », dénonçant des attaques inédites dans ce pays réputé pour être sûr. « Clairement, ce qu’il s’est passé est un acte de violence extraordinaire et sans précédent. » Les victimes, peut-être des migrants ou des réfugiés, « ont choisi de faire de la Nouvelle-Zélande leur pays, et c’est leur pays. Ils sont nous. La personne qui a commis cette violence contre nous ne l’est pas », a-t-elle déploré.

Un large périmètre de Christchurch avait été bouclé par les forces de l’ordre, avant d’être levé quelques heures plus tard. « C’est un incident mouvant et nous travaillons à confirmer les faits », a déclaré le commissaire Mike Bush. La police a demandé aux fidèles d’éviter les mosquées « partout en Nouvelle-Zélande ». Un témoin a raconté au site internet d’information Stuff.co.nz qu’il était en train de prier à la mosquée Masjid al Noord sur l’avenue Deans quand il a entendu des tirs. En prenant la fuite, il a vu sa femme morte devant l’édifice religieux. Un autre homme a dit avoir vu des enfants se faire abattre. « J’avais des corps partout sur moi. »

« Du sang partout »

Un témoin a expliqué à Radio New Zealand qu’il avait entendu des coups de feu et vu quatre personnes gisant au sol, « avec du sang partout ». Toutes les écoles de la ville avaient été bouclées. La police avait appelé « tous ceux qui sont présents dans le centre de Christchurch à ne pas descendre dans la rue et à signaler tout comportement suspect ». Des bâtiments publics comme la bibliothèque centrale étaient aussi fermés.

La municipalité a ouvert une ligne de téléphone d’urgence pour les parents inquiets du sort de leurs enfants qui participaient à une marche contre le changement climatique non loin de là. « Ne tentez pas de venir chercher vos enfants avant que la police ne dise que les gens peuvent se rendre dans le centre-ville en toute sécurité », a averti la municipalité. Aucune information officielle sur le nombre exact de victimes n’était disponible en fin d’après-midi.

L’équipe de cricket du Bangladesh, un sport extrêmement populaire dans ce pays, se rendait dans l’une des mosquées au moment de la fusillade, mais aucun des joueurs venus jouer un match en Nouvelle-Zélande n’a été blessé, selon un porte-parole. « Ils sont en sécurité. Mais ils sont en état de choc. Nous avons demandé à l’équipe de rester confinée dans son hôtel », a-t-il dit à l’Agence France-Presse.

La faible criminalité

La Nouvelle-Zélande est réputée pour sa faible criminalité. Dans ce pays, « l’usage d’armes à feu pour commettre des crimes reste un événement rare », écrit ainsi le département d’État américain dans ses conseils aux voyageurs. Selon le recensement de 2013, quelque 46 000 personnes s’identifiaient comme musulmanes en Nouvelle-Zélande, soit un peu plus de 1 % de la population totale.

En 2017, six fidèles ont été tués dans une mosquée de Québec, au Canada, à l’occasion de la pire attaque anti-musulmane en Occident. L’auteur de la fusillade a été condamné à la prison à perpétuité. AFP

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