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Mémoire

Le président Bouteflika : « L’Algérie n’est pas arabe »

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Le président Bouteflika reconnaissait lors de son premier mandat que « l’amazighité coule dans les veines » des Algériens. Ces images sont prises au cours de l’un de ses discours en Kabylie.  Quand il haranguait avec morgue les foules et les enfumait avec ses discours tout en références.

Bien sûr, il a tressé des lauriers aux Kabyles dans ce discours, disant que « les Kabyles ont payé de leur sang pour l’islam ». Puis de replonger encore dans l’histoire pour redire ce que les historiens les plus sérieux répètent depuis des lustres mais qui sont censurés en Algérie par le pouvoir FLN : « Qui a conquis l’Andalousie ? Qui ? C’étaient les Berbères ! Ce ne sont pas les centaines d’hommes venus d’Arabie… L’Andalousie est conquise par les habitants de l’Afrique du nord ». Retenez le mot : Bouteflika n’a pas parlé du Maghreb mais d’Afrique du nord.

Cependant toutes ces déclarations sont vite oubliées, car le lendemain même le pouvoir et ses représentants replongent dans ses mensonges.

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Mémoire

Mouloud Feraoun, portrait d’un grand humaniste

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Mouloud Feraoun, a vu le jour au coeur de la Kabylie profonde, à Tizi Hibel (à Ath Douala), un certain 8 mars 1913. 

De son vrai nom de famille Aït-Chabane, Feraoun étant le nom attribué par l’état-civil français. Mouloud Feraoun a fréquenté l’école de Tizi-Hibel à partir de l’âge de 7 ans. C’est un garçon très studieux qui étudie jusqu’à tard le soir. 
En 1928, il est boursier à l’école primaire supérieure de Tizi-Ouzou. En 1932, il est reçu au concours d’entrée de l’école normale de Bouzaréah Alger (actuelle École normale supérieure de lettres et sciences humaines). Il y fait la connaissance d’Emmanuel Roblès. En 1935, il est nommé instituteur à Tizi-Hibel où il épouse sa cousine Dehbia dont il aura 7 enfants.

En 1946, il est muté à Taourirt-Moussa. En 1952, il est nommé directeur du cours complémentaire de Fort-National. En 1957, nommé directeur de l’école Nador de Clos-Salembier, il quitte la Kabylie pour Alger. Dans la préface du roman « La Terre et le Sang », Emmanuel Roblès écrit : « Mouloud Feraoun avait dû quitter Fort National où il enseignait, à la suite d’une mauvaise affaire avec un fonctionnaire, réputé pour sa cruauté. Il accepta la direction d’une école en bordure d’Alger, au Clos Salembier, parce que cela nous rapprochait. J’habitais alors un quartier voisin. Malgré l’amitié dont nous l’entourions, il ne cessait de regretter la Kabylie. Il n’aimait pas Alger, où à la lettre, il se sentait déraciné. Puis vinrent pour Feraoun comme pour nous tous les premières lettres de menace. Loin d’en être intimidé, ces lettres anonymes parurent au contraire l’affermir davantage dans ses convictions, dans son espoir d’une Algérie où il n’y aurait plus ni vainqueurs ni vaincus, mais seulement des hommes délivrés « d’une séculaire injustice ». Cependant elles ajoutaient à son angoisse. Elles étaient le signe même de cette folie qui allait amplifier encore le malheur des uns et des autres, de cette folie qui devait le tuer à l’approche d’un printemps de mort. De toute manière, ces menaces l’incitèrent à agir et à témoigner. On le vit, à Alger, à la tribune d’une manifestation de libéraux. On lut à Paris des messages de lui, lucides et réfléchis. »
En 1951, il est en correspondance avec Albert Camus, le 15 juillet, il termine La Terre et le Sang, récompensé en 1953 par le Prix du roman populiste.
En 1960, il est inspecteur des centres sociaux (créés sur l’initiative de Germaine Tillion) à Château-Royal près de Ben-Aknoun. Avec cinq de ses collègues, dont l’inspecteur d’académie Max Marchand, c’est là qu’il est assassiné par l’OAS le 15 mars 1962 à quatre jours du cessez-le-feu.
Mouloud Feraoun a commencé son premier roman autobiographique Le fils du pauvre en 1939 ; il n’est publié qu’en 1950 à compte d’auteur. Ce n’est qu’en 1954 que Le Seuil le publie, expurgé des soixante-dix pages relatives à l’école normale de Bouzaréah.
Les éditions du Seuil publient, en 1957, Les chemins qui montent, la traduction des Poèmes de Si Mohand étant éditée par les Editions de Minuit en 1960. Son Journal, rédigé de 1955 à 1962 est remis au Seuil en février 1962 et ne sera publié qu’après sa mort. Tiré de : http://tessa008.blogspot.com/2009/12/lengagement-de-mouloud-feraoun.html)

Nous publions ci-après cette lettre que Mouloud Feraoun a envoyée à Albert Camus.

« Cher Monsieur, 
Je viens de recevoir ici, à Taourirt-Moussa, la visite de mon amis Roblès. Il m’a dit tout le bien que vous pensez de mon petit ouvrage et m’a donné votre adresse que je désirais connaître depuis longtemps. L’hiver dernier j’avais demandé à Pierre Martin du S.C.I de vous faire parvenir un exemplaire du “Fils du Pauvre”. Lui aussi pouvait me communiquer votre adresse mais je n’avais osé vous écrire.

Je suis très heureux d’avoir réussi à vous intéresser parce que je vous connais depuis longtemps. Je vous ai vu en 1937 à Tizi-Ouzou. Nous étions alors bien jeunes. Vous écriviez des articles sur la Kabylie dans Alger républicain qui était notre journal, puis j’ai lu la Peste et j’ai eu l’impression d’avoir compris votre livre comme je n’en avais jamais compris d’autres; J’avais regretté que parmi tous ces personnages il n’y eût aucun indigène et qu’Oran ne fût à vos yeux qu’une banale préfecture française.

Oh ! ce n’est pas un reproche. J’ai pensé simplement que, s’il n’y avait pas ce fossé entre nous, vous nous auriez mieux connus, vous vous seriez senti capable de parler de nous avec la même générosité dont bénéficient tous les autres. Je regrette toujours, de tout mon cœur, que vous ne nous connaissiez pas suffisamment et que nous n’ayons personne pour nous comprendre, nous faire comprendre et nous aider à nous connaître nous-mêmes.

J’ai l’intention d’écrire, de parler de nos compatriotes tels que je les vois mais j’ai pas d’illusions. Ma vue sera forcément trop courte et mes moyens trop réduits car il n’est pas vrai que le bon sens soit si bien partagé qu’on le dit. Si je parvenais à un jour à m’exprimer sereinement, je le devrais à votre livre – à vos livres qui m’ont appris à me connaître puis à découvrir les autres, et à me constater qu’il me ressemblent.

Ne puis-je donc pas me payer ce ridicule : tenter à mon tour d’expliquer les Kabyles et montrer qu’ils ressemblent à tout le monde ? A tous les Algériens, par exemple ? Ce fossé qui s’élargit stupidement, ne faudrait-il pas essayer de le combler ? Bien entendu, il ne m’en coûtera pas d’échouer. Je suis un bon maître d’école; j’ai beaucoup d’élèves; j’aime ma classe. Je ne demande rien et je rêve à mon aise. J’ai réussi à attirer sur nous l’attention de Audisiau, Camus, Roblès. Le résultat est magnifique. Vous êtes Algériens tous trois et vous n’avez pas à nous ignorer…

J’aurai besoin de votre indulgence pour cette longue lettre. Peut-être trouverez-vous que je prends trop de liberté à vous parler ainsi. Ce sera la preuve que mes paroles n’arrivent pas à dire ma pensée et que j’ai eu tort de vouloir écrire.

Ne retenez de tout ceci que mes vifs remerciement par les encouragements précieux que Roblès me rapporte de Paris. »

M. Feraoun
Taourirt-Moussa le 27 Mai 1951

__________________

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Mémoire

Au Fouquet’s, dimanche 06 mai 2007… Petit rappel

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Emportés par les vagues de l’actualité, nous avons tendance à devenir amnésique.

Je vous offre une petite rétrospection qui vous permettra de mieux apprécier les faits du jour.

Remontez avec mois au mois de mai 2007 et accompagnez-moi au Fouquet’s où le nouveau taulier de l’Elysée va fêter son succès.

La question n’est pas de savoir si c’était convenable ou si cela n’allait pas commencer à briser son image auprès des Français, d’autan que peu de temps après il ira se prélasser sur le yacht de son ami Bolloré…

Non.

Le plus intéressant de cette soirée n’est pas le président ou son image.

Le plus piquant ce sont les convives.

Ci-après vous trouverez la liste de ces invités sympathiques. Posez-vous donc la question : que font-ils aujourd’hui et comment selon vous ils apprécient les événements qui agitent Panam…

Tous méritent votre attention, mais j’en ai profité d’en pointer quelques uns. Un clin d’oeil « malicieux »…

Djeha,

V. 07 décembre 2018

Liste des invités

Furent invitées les personnes suivantes6 (certaines personnes peuvent apparaître dans plusieurs catégories) :

Personnalités liées aux grandes entreprises

Personnalités liées aux médias et au monde du spectacle

Personnalités politiques

Autres

Propos de Nicolas Sarkozy en février 2012

Le 22 février 2012, invité du journal de 20 heures de David Pujadas sur France 2Nicolas Sarkozy déclare à propos de la Soirée du Fouquet’s : « Franchement si c’était à refaire, je ne reviendrais pas dans ce restaurant ».

Postérité

Le 23 avril 2017, au soir de sa qualification au second tour de l’élection présidentielleEmmanuel Macron fête ce moment avec des proches et plusieurs vedettes (Brigitte MacronDaniel Cohn-BenditLine RenaudJacques AttaliStéphane Bern, etc.) dans le restaurant La Rotonde, suscitant des critiques (alors que le Front national est également qualifié et que le second tour n’a pas encore eu lieu) ainsi que des parallèles avec la soirée du Fouquet’s du 6 mai 2007.

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Soir%C3%A9e_du_Fouquet%27s_du_6_mai_2007

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Mémoire

« Ce voleur qui… » de Saïd Mekbel revisité par Zimu

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L’immense chanteur Zimu rend un hommage très appuyé aux activistes embastillés par la police mais aussi à Saïd Mekbel dans cette chanson intitulée  » Ce voleur qui… » en souvenir à la dernière chronique de ce grand chroniqueur assassiné le 3 décembre 1994 à Alger.

Ce voleur qui… 
Ce voleur qui, clans la nuit, rase les murs pour rentrer chez lui, c’est lui. Ce père qui recommande à ses enfants de ne-pas dire dehors le méchant métier qu’il fait, c’est lui. Ce mauvais citoyen qui traîne au palais de justice, attendant de passer devant les juges, c’est lui. Cet individu, pris dans une rafle de quartier et qu’un coup de crosse propulse au fond du camion, c’est lui. C’est lui qui, le matin, quitte sa maison sans être sûr d’arriver à son travail et lui qui quitte, le soir, son travail sans être sûr d’arriver à sa maison. Ce vagabond qui ne sait plus chez qui passer la nuit, c’est lui.

C’est lui qu’on menace dans les secrets d’un cabinet officiel, le témoin qui doit ravaler ce qu’il sait, ce citoyen nu et désemparé…
Cet homme qui fait le voeu de ne pas mourir égorgé, c’est lui. C’est lui qui ne sait rien faire de ses mains, rien d’autres que ses petits écrits.
Lui qui espère contre tout parce que, n’est-ce pas, les rosés poussent bien sur les tas de fumier. Lui qui est tout cela et qui est seulement journaliste.

Saïd Mekbel, journaliste du Matin d’Alger, assassiné en 1994, le jour de la parution de ce billet ce voleur qui…

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