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Bien-être

« Quelle est cette beauté qui sauvera le monde ? », interroge Pierre Rabhi

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Pierre Rabhi est né en Algérie. Aujourd’hui ce natif du sud du pays est une icône de l’agroécologie en France. Il est agriculteur, essayiste, pionnier de l’agro-écologie et fondateur du mouvement Colibris. Conférencier très suivi, il est invité partout pour parler de son expérience de paysan écologiste et pour transmettre son savoir.

« Quelle est cette beauté qui sauvera le monde ? Elle est en nous. C’est la générosité ». Rabhi a une grande conscience de l’homme. « Aujourd’hui la nourriture est toxique. Je dis souvent que quand on mange il faut se souhaiter bonne chance plutôt que bon appétit », a-t-il déclaré dans une de ses interventions.

Là il disserte sur l’être humain, la planète terre et avertit sur les dangers qui la menace. Certains voient en lui un utopiste. Mais qu’importe, à 80 ans, Pierre Rabhi poursuit son chemin serein.

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Les effets dévastateurs de l’incinération des déchets sur la santé à Sidi Aïch

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Sidi Aïch dans la vallée de la Soummam et la rivière qui la traverse. De cette ancienne coquette cité, il ne reste que les effluves de l’incinération des déchets les plus variés en plus de la pollution des usines qui déversent leurs liquides directement dans la rivière. A maintes reprises des sonnettes d’alarme ont été tirées sur la situation écologique catastrophique de cette région. Peine perdue.

Pourtant il y va de la santé de la population et de l’avenir de toute cette localité. L’oued Soummam subit les assauts irresponsables de l’homme et l’incompétence des autorités locales. Pourtant les risques encourues par la population ne sont pas minces.

Selon un rapport l’incinération des déchets a de terribles effets sur la santé. « Les dioxines et substances apparentées causent des cancers du foie, du tube digestif et du sang (1). Elles sont également considérées comme responsables d’affections dermatologiques (acné chlorée), cardio-vasculaires, hépatiques et endocriniennes, ainsi que de troubles du développement des organes sexuels et de la reproduction. Cette dernière propriété pourrait constituer leur principale toxicité puisqu’elles seraient capables de dérégler la fonction des hormones sexuelles et ceci à des doses qui correspondent à l’actuelle exposition de la population », lit-on en liminaire.

Cette vidéo mise en ligne montre les effets dévastateurs sur l’environnement. Les fumées qui empestent les environs, en plus de la pollution de la rivière qui coule juste en contrebas du terrain d’incinération.

« Il faut que ça s’arrête, il est inacceptable que ça existe en 2018 », crie ce vidéaste qui montre des images insoutenables d’une décharge à ciel ouvert dont les conséquences écologiques sont inévitablement terribles.

Combien de villes algériennes commettent ce genre d’attentat contre l’environnement ? Trop nombreuses malheureusement.

| LIRE AUSSI :

Gravisssime. Regardez la pollution de cette plage algéroise !!!

Arrêt sur image. A Bou Ismaïl (Tipaza), une rivière de bouteilles jonge la plage

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Un atelier clandestin de transformation de chawarma découvert

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Encore une affaire de viande impropre à la consommation saisie ! Une espèce de boucherie clandestine pour composition de chawarma a été découverte par les services de sécurité à Bordj El Kiffane, dans l’Algérois. Cette boucherie de transformation ne possède pas de registre de commerce et manifestement, si l’on écoute l’officier de police scientifique ne respecte pas du tout la chaîne de froid.

Cet atelier de transformation fournissait donc sans nul doute de nombreux restaurants rapides de l’Algérois en broches de chawarma avec tous les risques d’intoxication que l’on sait.

Dans ce document on voit un bataillon de jeunes s’affairant à couper et découper de la viande n’importe comment sans respect pour les mesures d’hygiène. Combien de personnes ont été intoxiquées par la viande sortie de ce laboratoire clandestine ? Nul ne le saura.

Ce lieu indigne géré par des Algériens cupides et indigne est découvert, c’est une bonne chose. Mais combien de boucheries clandestines qui restent ?

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Haut Atlas : de la permaculture pour conserver la biodiversité

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Tout un programme pour initier et former des filles résidentes de Dar Taliba à l’Ourika. Ce projet est porté par l’ONG Global Diversity Foundation et le bureau d’études Radiant Design.

Les élèves bénéficiaires du programme qui résident à Dar Taliba de l’Ourika apprennent à travers des cours pratiques à réaliser le design d’un jardin de permaculture, à faire des semis, à préparer le purin et  à faire pousser des plantes aromatiques sous serre (Source: Radiant Design)

A une trentaine de kilomètres de Marrakech, dans la vallée de l’Ourika, une communauté de jeunes élèves résidentes du pensionnat pour jeunes filles découvre pour la première fois la permaculture et le monde de l’agroécologie. Il s’agit d’une initiative originale pour véhiculer l’importance de conserver la biodiversité à travers le transfert du savoir chez les jeunes filles.

C’est l’idée du projet qui rentre dans le cadre du programme méditerranéen de Global Diversity Foundation (GDF), une organisation internationale à but non lucratif qui œuvre pour la protection de l’environnement naturel et le bien-être des personnes.
«Notre vision est le renforcement des pratiques traditionnelles pour la conservation de la biodiversité unique du Haut Atlas, et le bien-être accru des communautés qui ont géré et maintenu ces beaux paysages pendant des millénaires», explique l’organisation dans la présentation de son projet.

Pour décliner son programme, GDF a instauré un jardin écologique pour faire de la permaculture, en partenariat avec Radiant Design, un bureau d’études qui regroupe des professionnels de la permaculture spécialisés dans la réalisation de systèmes favorisant la durabilité des activités humaines et la régénération des écosystèmes.

«Nous sommes mandatés depuis 2 ans par la fondation GDF pour les aider à transformer en permaculture une partie du jardin d’un pensionnat de jeunes filles à l’Ourika», explique Frederic Scholl, de Radiant Design.

La première session de formation en permaculture a débuté avec 13 étudiantes de Dar Taliba. Dans le cadre du programme de paysages culturels du Haut Atlas, ces formations interactives sont conçues pour développer leurs compétences et leurs connaissances en matière de conservation et d’utilisation des plantes, de techniques de permaculture et de pratiques locales.

Il s’agit par exemple d’enseigner aux élèves, par la pratique, les impacts négatifs des produits chimiques sur le sol, tels que la pollution. Ceci accroît leur prise de conscience de l’importance des pratiques durables de l’utilisation de la terre. De plus, la formation enseigne à ces filles comment créer une alternative naturelle aux engrais chimiques en utilisant des plantes cultivées dans leurs propres jardins.

En octobre 2017, le projet a repris en mettant cette fois-ci l’accent sur le financement du fonctionnement du site et les activités didactiques à mener avec les jeunes filles. Il y a eu une mise à niveau du site et la conception d’un programme d’initiation et de formation que les filles pourraient suivre pendant les heures extra-scolaires. Une jeune femme originaire d’un douar de la région a été formée pour prendre le relais et interagir avec les jeunes filles de Dar Taliba, afin de faciliter le contact et la communication en berbère, dialecte utilisé dans cette zone.

Depuis, les jeunes filles suivent des séances hebdomadaires de travaux dans le jardin en réalisant toutes les tâches et activités nécessaires à la production de légumes et d’herbes dans un potager, ces séances sont entrecoupées de points théoriques développés succinctement et de façon ludique pour donner une compréhension accrue du fonctionnement des écosystèmes et des plantes.

Ces fenêtres théoriques servent aussi à faire la liaison avec les problématiques de nutrition, de santé, d’autonomie, de résilience, d’éducation, de gestion de déchets, de pollution, de gestion de ressources, etc. Mieux encore, certains professeurs du collège où étudient ces filles s’intéressent maintenant à l’initiative et commencent eux aussi à partager, en classe, le contenu des activités de permaculture du pensionnat.

«Les jeunes filles sont complètement mobilisées par le projet et sont pleines d’enthousiasme et d’énergie pour assumer une grande partie des travaux de culture et d’entretien. Nous avons aussi mis en place une pépinière de plantes aromatiques et médicinales pour les propager et les donner aux filles pour aller les replanter dans leur douar et ainsi utiliser leurs nouvelles compétences au sein de leurs familles», ajoute Scholl.

Mais l’initiative ne s’arrête pas à l’apprentissage sur place. Ces compétences peuvent également offrir de nouvelles possibilités de revenus, dans le futur, telles que la fertilisation des terres agricoles et même la production d’engrais organiques à vendre localement. Les porteurs de cette initiative innovante, confortés par la réussite de l’expérience de Dar Taliba, continueront à porter ce projet.
Biodiversité et diversité bio-culturelle

A l’image de nombreux paysages méditerranéens, ceux du Haut Atlas du Maroc ont été façonnés par les pratiques culturelles des communautés rurales. Ces pratiques comprennent la gestion traditionnelle de l’eau, la transhumance saisonnière à courte distance, la gestion communautaire des pâturages de haute altitude, l’entretien des arbres gérés culturellement, la protection des sites sacrés, la conservation des sols par terrassement et autres techniques, l’agriculture et l’agroforesterie. Malheureusement, l’exode rural des jeunes, la sécheresse de plus en plus sévère et prolongée et les faibles revenus de l’agriculture traditionnelle contribuent à une perte générale des valeurs culturelles et à un changement dans les relations sociales. La mission de GDF est de soutenir les communautés en les aidant à améliorer leurs moyens de subsistance tout en préservant leurs paysages culturels, en conservant leur diversité bio-culturelle et en renforçant leurs capacités et leurs institutions.

Sabrina Belhouari

Pour L’économiste.com Le 25/06/2018

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