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« Tu l’as eu » ce « fils de p*** » : la vidéo choc de soldats israéliens tirant sur des Palestiniens

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Dans une vidéo publiée par une ONG, trois soldats sont filmés en train de débattre de la meilleure façon de disperser des Palestiniens. L’un d’eux affiche sa préférence pour les tirs à balles réelles, pourtant ils useront des balles en caoutchouc.

Se donnant pour but de recenser «les tirs illégaux sur des manifestants désarmés», le Centre israélien d’information pour les droits de l’Homme, une ONG également connue sous le nom de B’Tselem, a publié une vidéo le 24 avril 2018 sur YouTube, où l’on voit trois soldats en opération commenter leurs tirs de balles en caoutchouc en direction de manifestants palestiniens. Grâce à une prise de son de très bonne qualité, peut-être à leur insu, il est possible d’entendre très distinctement leurs propos. «Il nous faut un bon tir qui fasse mouche et ce sera plié. Ça leur apprendra à lancer des pierres», juge l’un des soldats, alors que la discussion porte sur la meilleure façon de neutraliser les manifestants.

Un autre déplore la seule utilisation de balles en caoutchouc.«Une seule vraie balle et tout ça serait fini», commente-t-il. Un soldat prend d’abord pour cible un homme portant un vêtement rouge, avant de mettre en joue un autre individu vêtu de blanc. «Dès qu’il se découvre, je te jure, je vais le…», commence un des autres soldats, accroupi en position de tir. «Frère, tu les atteindras à peine», coupe un autre. Après débat, le soldat arrête toutefois son choix, tire une balle en caoutchouc et fait mouche. «Tu l’as eu !» s’exclame son camarade. «Fils de pute», s’écrit le tireur en exultant.

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Belaïd Abane déconstruit le discours de Ben Bella sur le congrès de la Soummam

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Le Dr Belaid Abane, auteur de nombreux ouvrages sur la révolution algérienne et Abane Ramdane explique ici dans cet entretien à el Magharibia, l’importance du congrès de la Soummam. Dans un entretien accordé à L’Expression, Belaïd Abane explique pourquoi Ben Bella en voulait à Abane Ramdane :

« La raison principale est que Abane et Ben Bella étaient durant les années 1955 et 1956 en compétition pour le rôle de numéro un de la révolution: Abane incarnait la direction intérieure et Ben Bella la délégation extérieure. Le congrès de la Soummam a révélé au grand jour leur rivalité. Il y a bien évidemment à cette rivalité des prétextes idéologiques et doctrinaux, telles la place de la religion, la primauté de l’intérieur, les alliances de la Révolution… Ecarté à la Soummam de la direction exécutive, Ben Bella en contestera donc les résolutions et ira même jusqu’à soulever contre le CCE les chefs aurésiens et nemouchis avec l’aide très active des Egyptiens. Il faut cependant souligner que c’est le principe même d’un congrès tenu à l’intérieur du pays qui était contesté. L’allié égyptien en la personne du président Nasser a été fortement contrarié avant même la tenue d’un congrès dont il savait d’avance qu’il n’arrangerait pas les affaires de Ben Bella qui était alors le «poulain» prédestiné à diriger l’Algérie indépendante. Ils feront tout pour torpiller l’initiative de Abane et de ses camarades de la direction intérieure. L’Egypte nassérienne a été certes une amie, mais une amie qui n’était pas totalement désintéressée. Pis encore, elle était même prête à jeter de l’huile sur le feu de nos discordes. La mise hors jeu de Ben Bella finira néanmoins par tempérer quelque peu son ardeur hégémonique ».

Bio.

Bélaïd Abane est professeur des universités en médecine et politologue diplômé de l’IEP d’Alger et de la faculté de droit de Ben Aknoun (DES). Il a exercé comme professeur, chef de service hospitalo-universitaire à Alger durant une quinzaine d’années avant de s’installer en France où il exerce et enseigne dans un hôpital parisien de l’Assistance publique tout en se consacrant à l’écriture de l’histoire politique du Mouvement national et de la révolution. Il a publié en 2008 chez L’Harmattan L’Algérie en guerre. ABANE Ramdane et les fusils de la Rébellion, en 2012 chez Koukou, Ben Bella, Kafi, Bennabi contre Abane: les raisons occultes de la haine, un pamphlet contre les contempteurs de Abane. Un troisième livre (Nuages sur la Révolution, Koukou..) est publié en 2015. 

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Ahmed Ben Bella : « Le congrès de la Soummam est une trahison de la révolution »

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Ahmed Ben Bella était un régionaliste né. On sait sa haine, voire son complexe, de certains grands militants. Dans cet entretien accordé à Al Djazeera, on redécouvre un Ben Bella qui en voulait à tout le monde.

Sur le congrès de la Soummam, il dénie odieusement à Ben M’hidi la représentation de la wilaya V, même s’il était le commandant de cette région de l’ouest. La raison selon Ben Bella ? Ben M’hidi n’est de l’ouest, il est de l’est, donc pour l’ancien dictateur, Ben M’hidi ne pouvait représenter la W 5 au congrès de la Soummam. Si l’on doit suivre le raisonnement de Ben Bella, les colonels des wilayas IV et VI qui étaient des Kabyles n’avaient pas non plus le droit de représenter ces wilayas !!!

Mais l’ancien adjudant de l’armée française n’est plus à une contradiction près. La révolution algérienne était « arabe », son origine est le machreq, a-t-il. Et le congrès de la Soummam a évacué tout ça, a-t-il soutenu.

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Germaine Tillion raconte sa rencontre avec Yacef Saadi

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Germaine Tillion, ancienne membre du réseau du Musée de l’homme sous l’Occupation, et responsable des Centres sociaux a défendu les droits des Algériens. Elle raconte ici sa rencontre avec Yacef Saadi à Alger en 1957.

Sa rencontre avec le chef FLN Yacef Saadi, en juillet 1957, visant à obtenir une trêve des attentats, avait été qualifiée de « saloperie » par Simone de Beauvoir. La fondatrice des centres sociaux, organismes visant à lutter contre la pauvreté des populations algériennes, comme l’observatrice intraitable qu’elle a voulu rester, sera toujours la cible des borgnes et des ultras.

« Il se trouve » que j’ai connu le peuple algérien et que je l’aime ; « il se trouve » que ses souffrances, je les ai vues, avec mes propres yeux, et « il se trouve » qu’elles correspondaient en moi à des blessures ; « il se trouve », enfin, que mon attachement à notre pays a été, lui aussi, renforcé par des années de passion. C’est parce que toutes ces cordes tiraient en même temps, et qu’aucune n’a cassé, que je n’ai ni rompu avec la justice pour l’amour de la France, ni rompu avec la France pour l’amour de la justice. » écrit-elle dans une lettre ouverte à Simone de Beauvoir, 1964.

Germaine Tillion, ce sont aussi les Aurès. Ethnologue, elle est partie dans les années 1930 à la découverte sur le terrain de cette région farouche d’Algérie.

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