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Affaire Lafarge/Daech : « Le gouvernement français savait », il voulait la tête d’El Assad

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Dans cet entretien avec Rt réalisé le 25 avril, le géopolitologue Bassam Tahhan  estime les responsables de Lafarge mis en examen dans cette affaire ne sont que des «fusibles».

Il n’hésite pas à pointer la responsabilité des représentants politiques français. Pour lui, les dirigeants de Lafarge «étaient des marionnettes dans les mains des hommes politiques de l’époque c’est à dire Fabius, Valls, même le président de la République François Hollande». «Ils étaient au courant», déclare-t-il sans hésiter. Puis lâchant cette phrase : «Le programme était de renverser Assad.»

Mais en vrai que savaient les autorités françaises ? Un ex-cadre de Lafarge a affirmé à Libération que la DGSE (Renseignement extérieur) était au courant des activités du cimentier, soupçonné d’avoir financé l’EI en Syrie. Et selon le journal Le Monde, la justice se demande si ces versements ont été cautionnés par l’actionnaire principal, le Groupe Bruxelles Lambert (GBL).

Alors était-il possible que les responsables de Lafarge en Syrie parlementent avec Daech sans que la France d’en haut le sache ?

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Mais que fait l’armée française en Afrique ?

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Le rôle de l’armée française en Afrique a été au coeur des débats sur la paix et la sécurité qu’a accueillie la capitale sénégalaise du 5 au 6 novembre. Il a été souligné de nouveau par la ministre française des Armées lors de son déplacement au Mali le week-end dernier.

Que fait l’armée française en Afrique où elle est présente à travers ses bases et ses opérations ponctuelles dans des pays en crise ? Eclairages sur les enjeux et évolution de la présence militaire française en Afrique avec le colonel Frédéric Garnier, responsable de l’Afrique subsaharienne à la Direction générale des relations internationales et de la stratégie au ministère des Armées.

RFI: A quoi servent les bases françaises en Afrique ?

Colonel Frédéric Garnier: La présence militaire française a considérablement évolué depuis les indépendances. Elle a, depuis, toujours répondu à une volonté commune de chaque pays et de la France, qui a retiré ses militaires dès qu’on le lui demandait. Cette présence militaire française repose aujourd’hui sur un souhait partagé par la France avec chacun des 4 pays accueillants ces bases permanentes, Djibouti, la Côte d’Ivoire, le Gabon et le Sénégal. Cette volonté commune est formalisée avec chaque pays par un accord de partenariat en matière de défense. Il s’agit d’accords rénovés à partir de 2007, puis entrés en vigueur depuis 2010, accords publics et que chacun peut consulter sur internet par exemple.

Les années postcoloniales ont été aussi caractérisées par des interventions militaires françaises dans des pays en crise. Quelles sont les procédures constitutionnelles pour l’envoi de troupes à l’étranger ? Qu’est-ce qu’on appelle « Opex » ?

Une Opex, opération extérieure – c’est-à-dire l’envoi de militaires français pour une opération dans un pays étranger – est déclenchée, sur décision du président de la République, dans trois cas de figure : à la demande des autorités légales d’un pays confronté à une menace extérieure qui met en danger sa sécurité ou, deuxième possibilité, pour aller protéger et parfois évacuer des citoyens français mis en danger par une situation d’insécurité grave. Un troisième cas existe qui se présente quand l’ONU, au travers d’une résolution du Conseil de sécurité, appelle des États à agir en faveur de la paix. Les Opex respectent le cadre du droit international, en particulier du droit des conflits armés, et sont aussi souvent adossées à une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies.

A partir des années 1990-2000, l’Afrique devient un enjeu militaire majeur, courtisée d’une part par les émergents et déstabilisée d’autre part par le terrorisme. Comment la « guerre contre le terrorisme » a fait évoluer l’engagement militaire français en Afrique ?

Je pense qu’il serait plus juste d’aborder cet intérêt d’acteurs extérieurs sous l’angle des défis sécuritaires du continent. Parmi ces défis, le terrorisme est sans doute le plus visible pour les Occidentaux, même s’il n’est pas le seul. La France répond à une demande d’appui de ses partenaires et alliés. Au Sahel, comme dans le bassin du lac Tchad, des groupes terroristes tuent des civils et tentent d’empêcher les Etats de faire fonctionner les écoles ou les centres de soin. Les militaires français viennent avant tout aider à renforcer les capacités des armées locales à y faire face efficacement.

Avec le dispositif Barkhane, la France a renforcé sa présence militaire en Afrique. Quel rôle joue aujourd’hui l’armée française en Afrique ?

Le dispositif militaire français au Sahel, la force Serval d’abord à partir de janvier 2013, puis Barkhane depuis août 2014, mis en place au Mali en raison de circonstances très particulières n’a pas vocation à durer. Les autres bases au Sahel (notamment Niamey au Niger et Gao au Mali) ont été déployées à la demande des pays partenaires pour les appuyer dans la lutte contre le terrorisme et consolider leurs propres capacités de défense à travers le partenariat militaire opérationnel. Ce dispositif n’a pas l’ambition de régler la crise au Sahel, mais il contribue en particulier à créer des conditions sécuritaires permettant la mise en œuvre d’un règlement politique de la crise au Mali.

Pourriez-vous rappeler les circonstances qui ont conduit au lancement de l’opération Serval ?

Le 11 janvier 2013 est en effet une date-clé. Elle marque le passage dans l’urgence d’une stratégie de prévention à un engagement direct rendu indispensable par le renforcement de groupes terroristes qui décident de s’emparer de Bamako. Dans cette urgence, à l’appel du gouvernement malien, la France a déclenché l’opération Serval et bloqué l’avancée terroriste en quelques heures grâce justement à son dispositif prépositionné en Afrique. En effet, les premières unités françaises à intervenir arrivaient du Tchad, de la Côte d’Ivoire et du Sénégal. Nos éléments stationnés à Djibouti et au Gabon y ont aussi contribué par la suite.

Dans le cadre du dispositif Barkhane, les troupes françaises sont présentes au Niger, au Mali et au Tchad. Quel bilan de Barkhane, lancée en 2014 ? Est-ce que Barkhane est une « Opex » comme les autres ?

Oui, Barkhane est une Opex comme les autres. Elle est surtout un effort majeur pour la France et son armée, opérant dans une région grande comme l’Europe, au climat exigeant. Depuis leurs bases au Mali, au Niger et au Tchad – au prix d’importants sacrifices – les militaires français ont réussi, avec leurs partenaires des armées locales et avec les forces de la Minusma (la mission des Nations Unies au Mali), à empêcher les groupes terroristes de contrôler des zones sanctuaires. Dans le même temps, Barkhane appuie la montée en puissance des forces armées de la région. Le succès de Barkhane, conjointement avec les autres acteurs de la sécurité, réside dans la capacité à conserver l’ascendant sur les groupes terroristes. Pendant qu’ils gagnent la guerre, ils donnent aux pays de la région, et notamment aux Maliens, le temps nécessaire à gagner la paix.

Après les dernières attaques au Mali, on a l’impression que la guerre faite aux terroristes n’a rien réglé. Faut-il craindre un effondrement de l’Etat malien ? Allons-nous vers une Serval 2 ?

Ce n’est pas une opération militaire qui fera disparaître le terrorisme. L’action de Barkhane et de ses partenaires est essentielle pour limiter leur pouvoir de nuisance, bien sûr, mais ce qui fera disparaître le terrorisme, c’est le retour de l’activité économique, la réouverture des écoles, des hôpitaux… C’est aussi la capacité des forces de sécurité intérieure des Etats à contrôler leur territoire. Aujourd’hui, la menace reste contenue et le nouveau gouvernement malien a les cartes en main pour régler les causes de la crise. C’est à lui de gagner la paix.

Le Burkina Faso s’est révélé être un autre maillon faible du dispositif sécuritaire contre le terrorisme en Afrique de l’Ouest ?

Le Burkina Faso est confronté depuis plusieurs mois à une agression de groupes armés terroristes qui s’en prennent notamment aux civils, aux responsables locaux, aux instituteurs… mais qui ont aussi attaqué notre ambassade à Ouagadougou ! Le Burkina Faso se mobilise avec courage, nous en sommes témoins. Et c’est pour cela que les plus hautes autorités burkinabè ont demandé l’aide de la France, une aide opérationnelle qu’elle est prête à apporter, et qui a déjà permis à Barkhane de neutraliser des terroristes, notamment début octobre à Inata, dans le Nord.

La France n’est pas seule à combattre le terrorisme en Afrique. Elle le combat avec ses partenaires européens et surtout avec les Américains qui sont engagés sur le continent depuis une décennie dans la lutte contre le terrorisme. Quelles sont les modalités de la collaboration militaire franco-américaine ?

La lutte contre la menace terroriste en Afrique est d’abord l’affaire des Africains, et ils se mobilisent. En Afrique de l’Ouest, ils ont créé deux coalitions ad hoc pour ce faire, la Force multinationale mixte contre Boko Haram et la Force conjointe du G5 Sahel. L’action des partenaires n’est qu’un appui, important bien sûr, mais qui sera temporaire et doit donc viser d’abord à renforcer les capacités locales. La coopération entre militaires américains et français est remarquable, chacun apportant à l’autre des capacités précieuses au regard de l’immensité du théâtre et de la violence des terroristes. Nous sommes et restons engagés ensemble.

Un an après sa création en 2017 avec l’appui de la France, la force multinationale africaine G5 Sahel tarde à monter en puissance. A quoi attribuez-vous ce retard ? Manque de financement ? Manque de cohérence doctrinaire ?

Je l’ai dit : ce qui compte in fine, c’est la capacité des forces locales à assurer seules un niveau de sécurité suffisant aux populations de la région. Le G5 n’est pas en retard. Il avance à son rythme. Certaines choses prennent du temps : c’est le cas pour créer une force moderne à partir des capacités limitées des pays du G5 qui sont déjà sous forte pression opérationnelle ; c’est aussi le cas pour transformer une annonce de soutien en véhicules blindés ou en infrastructures. Bien entendu, les délais peuvent sembler longs et chacun, au Sahel comme chez les partenaires internationaux, fait tout pour les limiter. L’essentiel est bien que le G5 se renforce et puisse opérer efficacement. RFI

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71 morts et plus de 1000 disparus dans les incendies de Californie

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Le nombre de personnes portées disparues dans l’incendie qui ravage le nord de la Californie a grimpé vendredi à plus de 1.000, ont rapporté les autorités, qui ont également fait état de huit victimes supplémentaires.

Le nombre de disparus, qui inclut possiblement des personnes qui ont échappé aux flammes et ignorent qu’elles sont depuis portées manquantes, est passé de 631 jeudi à 1.011, a indiqué lors d’une conférence de presse le shérif du comté de Butte, Kory Honea.

Les autorités annonçant huit victimes supplémentaires, le bilan provisoire de l’incendie « Camp Fire » est désormais de 71 morts.

« Je veux que vous compreniez que c’est une liste qui évolue », a précisé Kory Honea.

« L’information que je vous apporte est une donnée brute et nous estimons qu’il y a une possibilité prévisible que la liste contienne des noms en double », a ajouté le shérif.

Le président américain Donald Trump est attendu samedi sur le terrain, à la rencontre des victimes de cet incendie le plus meurtrier de l’histoire de la Californie, qui s’est déclenché le jeudi 8 novembre.

Ce gigantesque incendie était toujours loin d’être totalement maîtrisé, contenu à 45% vendredi matin selon les services des pompiers. Il avait décimé près de 10.000 habitations et brûlé plus de 55.000 hectares.

Dans le sud de l’Etat, près de Los Angeles, le « Woolsey Fire » a brûlé près de 40.000 hectares depuis jeudi dernier, dont une partie de la station balnéaire Malibu prisée des stars. Il a fait au moins trois morts.

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Une député irlandaise brandit son string au parlement

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La justice irlandaise a acquitté un jeune de 27 ans, accusé d’un viol sur une mineure de 17 ans. Le 13 novembre, la députée Ruth Coppinger a brandi un string au Parlement irlandais pour dénoncer cette décision de la justice.

Effectivement, pour faire innocenter son client, l’avocate en question a présenté au tribunal le string que portait la plaignante le jour du viol, induisant un lien entre ses sous-vêtements et son consentement. Verdict : les jurés ont estimé que l’accusé n’était pas coupable de viol.

La députée irlandaise a souhaité rebondir : « Cela peut paraître embarrassant de montrer des sous-vêtements ici… Mais comment pensez-vous qu’une victime de viol ou une femme se sent lorsqu’on met en scène, de manière incongrue, ses sous-vêtements devant un tribunal ? » a-t-elle indiqué à ses homologues

Indignées, de nombreuses femmes ont posté des photos de leurs sous-vêtements avec le hashtag #ThisIsNotConsent (« ceci n’est pas du consentement ») et sont descendues dans la rue.

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