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Mémoire

Retour sur le candidat Bouteflika en 1999 et les promesses trahies !

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En 1999, Liamine Zeroual se retire de la présidence. Une première en Algérie. Il annonce des présidentielles anticipées pour avril 1999. Abdelaziz Bouteflika est adoubé par le clan des généraux (Toufik, Lamari, Belkheir,…). En face six candidats se présentent, dont Hocine Aït Ahmed, Mouloud Hamrouche, Mokdad Sifi, Youcef Khatib, Djaballah et Ahmed Taleb Ibrahimi.

Bouteflika bénéficie des moyens de l’Etat. Les jeux étaient flagrants. A la veille du scrutin, les six candidats se retirent, créant un précédent que même la Constitution n’avait pas prévu. Ils publient ce communiqué :

« Messieurs: Hocine Aït Ahmed (représenté), Youcef Khatib, Ahmed Taleb Ibrahimi, Mouloud Hamrouche, Mokhdad Sifi, Abdallah Djaballah, réunis ce jour 14 avril 1999 à Alger. Après avoir constaté la non-prise en considération par la présidence de la République de notre démarche commune du 13 avril 1999 :

1. Nous enregistrons la persistance du pouvoir à dénier aux citoyennes et aux citoyens leur droit de décider de leur avenir et de choisir leur président et nous le rendons responsable de ce qui en découle.

2. Nous réaffirmons que les engagements pris par le président de la République et le chef d’état-major de l’ANP pour garantir l’organisation d’un scrutin libre et transparent n’ont pas été respectés sur le terrain.

3. Nous décidons notre retrait collectif des élections présidentielles et la non-reconnaissance de la légitimité des résultats de ce scrutin et nous appelons à cet effet au retrait de nos représentants dans les bureaux et centres de vote et dans les commissions de surveillance à tous les niveaux.

4. Nous décidons de poursuivre la mobilisation du « mouvement des citoyennes et des citoyens » pour imposer le respect de leur droit de décider et de choisir librement.

5. Nous décidons de poursuivre la coordination de nos actions pour faire face à toutes les éventualités. « 

Qu’importe ! Les petites mains de l’administration feront l’affaire pour voter à la place des Algériens. Au final : l’administration octroie un respectable  73,5 % à Bouteflika, mais les dés étaient pipés. L’homme s’avéra vite un monarque en république. Il viole la Constitution et s’octroie quatre mandats et un pouvoir jusqu’à sa mort.

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Mémoire

Un charnier remontant à l’époque coloniale découvert à Tlemcen

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Un charnier a été découvert ces jours-ci à Tlemcen. Des centaines de de squelettes d’individus sans doute suppliciés entre fin 1958 et début 1959 par l’armée française a été mis au jour, selon le reportage de la télévision algérienne.

Des os encore attachés par fils de métal, des crânes portant des trous de balles, … font partie des indices de ce charnier, indique le commentateur.

Ce sont les travaux d’extension de la route menant de la commune de Khmis à celle de Beni Boussaïd qui ont permis la découverte de ce charnier sur les monts Asfour.

Depuis l’indépendance, l’Algérie ne cesse d’enterrer ses milliers de martyrs. Il n’y a plus une année où des restes d’Algériens sont découverts.

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Mémoire

Opération Jumelles : Le commando « Georges » pour intoxiquer l’ALN

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Les bombardements au napalm des forêts et des villages, le regroupement des populations dans des centres de concentration (prisons à ciel ouvert), en vue de neutraliser les combattants de l’ALN, les tortures exercées sur des civils innocents, n’ont affecté en rien notre révolution. L’échec de cette politique de la terre brûlée, a poussé les généraux français à changer la tactique de guerre en mettant sur pied l’opération Jumelles en Kabylie. A mon avis, c’était le dernier quart d’heure annoncé par le général De Gaulle ».

La vidéo en illustration confirme si besoin est que durant l’opération Jumelles, l’armée française a pris le maquis à notre place, elle a créé des commandos et utilisait les mêmes méthodes que l’ALN pour débusquer ses éléments. C’était la contre-guérilla dans le sens propre du terme.

Cette vidéo que je vous invite à regarder avec une grande attention nous donne l’exemple d’un commando baptisé « Georges », il était la création du colonel Bigeard. Le gros de ses effectifs était composé de harkis et d’ex-combattants de l’ALN capturés au cours des accrochages et retournés après le supplice de la torture.

Ce sinistre vétéran de la guerre d’Indochine (colonel Bigeard), interrogé par un reporter au cours d’une opération qu’il dirigeait, a répondu en ces termes : « Nous défendons les libertés de l’Occident, nous sommes ici des ambassadeurs des croisés».

S’agissait-il d’une guerre sainte dont le but était l’extermination du peuple algérien ? Les un million et demi million de martyrs sur une population de moins de huit million d’habitants, en 1962, le laisse croire ! Salah Ouzrourou

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Mémoire

Mohammedi Saïd : « Moi Algérien, fils d’Algériens depuis des millénaires »

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Mohammedi Saïd, ancien commandant de la wilaya III, ne mâche pas ses mots. On le voit ici parler de son devoir de combattre le colonialisme. Il y a de la force des convictions dans le propos de cet ancien maquisard né le  à Aït Frah, commune de Larbaâ Nath Irathen (Kabylie) et  mort le  à Paris,.

« L’Algérie c’est la tête de mes ancêtres… Baissez la tête moi ? Jamais !! Devant des étrangers qui sont venus je ne sais d’où moi Algérien, fils d’Algériens depuis des millénaires m’incliner devant un étranger ? Jamais ».

Mohammedi Saïd a servi le régime de Ben Bella jusqu’à 1964. Il est nommé ministre des Anciens moudjahidines et des victimes de la guerre le 27 septembre dans le premier gouvernement formé par Ahmed Ben Bella. Le 16 mai 1963, il devient deux vice-président du Conseil. Membre du Comité Central et du Bureau Politique du FLN le 24 avril 1964.

À la fin de sa vie, il est sympathisant du Front islamique du salut (FIS).

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