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Culture

Mohammed Dib : « Kateb Yacine a existé vraiment » !

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Dans ce document, l’immense Mohammed Dib témoigne de son compagnonnage avec Kateb Yacine. C’était dans les années 1950. A l’époque où ils travaillaient tous les deux à Alger républicain.  Kateb Yacine avait 22 ans. Mohammed Dib la trentaine. « Il avait quelque chose d’angélique sans être un ange », raconte-t-il. Mohammed Dib parle avec flamme et beaucoup de révérence de ce Kateb Yacine qu’il a connu.

 

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Culture

Hend Sadi s’enflamme contre les manipulateurs de la mémoire de Mouloud Mammeri

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C’est un Hend Sadi particulièrement virulent et en colère qui a pris le micro à la Maison de la culture Mouloud-Mammeri de Tizi-Ouzou. L’ancien animateur du MCB  s’en prend aux organisateurs de ce « colloque » sur l’auteur de « La Colline oubliée », placé sous l’autorité du président Bouteflika et organisé le 3 mars 2013. Il y avait évidemment de la manipulation dans l’air. Car où est le rapport entre l’immense Mouloud Mammeri et le président Bouteflika ?

L’auteur de « Mouloud Mammeri ou la colline emblématique » sait de quoi il parle quand il souligne que Mouloud Mammeri s’est battu contre le système et a évolué en dehors. « Son oeuvre il l’a inscrite en dehors des institutions… Il n’a jamais cédé… Il a préféré de son poste de responsable de l’Union des écrivains que d’accepter qu’on lui dicte ce qu’il doit faire… », rappelle Hend Sadi.

Précisant l’éthique de l’homme, Hend Sadi n’a pas mâché ses mots : « Le salut pour lui vient de l’esclave ». Puis de rappeler un épisode des années 1980, pendant le printemps berbère.

« Je préfère être le dernier des bourricots que le premier des traîtres. » avait dit Mouloud Mammeri. « Quand je vois toutes ces attaques dont il a été victime, je découvre cette mise en scène digne de Jdanov… Quand je regarde les portraits, je vois bien le géant, je vois aussi qui est le nain… c’est vraiment misérable pour les organisateurs de ce rendez-vous », lâche-t-il.

Puis d’entendre Lhadi Ould Ali, directeur de la Maison de la culture à l’époque, et qui a été la cible de Hend Sadi, éructer pour poursuivre la mise en scène.

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Culture

Benmohamed, le poète de son siècle

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Benmohamed fait partie de cette galaxie des grands poètes d’expression amazighe.  Mohamed Benhamadouche, plus connu sous le nom de Benmohamed s’est fait connaître comme un incontournable parolier de grands chanteurs kabyles comme Idir.

Mais c’est aussi et surtout un ancien animateur d’émissions culturelles à la Chaîne II. Il a longtemps pénétré les foyers kabyles par le verbe ciselé et l’éloquence.

Le père de la célèbre chanson Vava inouva, interprétée par Idir  donne ici la pleine mesure de son verbe.

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Culture

L’Algérie pourrait être le «berceau de l’humanité»

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La découverte par des archéologues d’outils en Algérie datant de 2,4 millions d’années remet en question le lieu d’origine des premiers hommes.

Des archéologues ont découvert en Algérie des outils en pierre taillée remontant à 2,4 millions d’années, bien plus anciens que ceux trouvés dans cette région jusqu’à présent, selon des travaux publiés jeudi 29 novembre dans la prestigieuse revue Science. Conséquence : l’Afrique de l’Est pourrait bien ne plus être le seul berceau de l’humanité.

Les galets en calcaire et en silex taillés ont été découverts à Sétif, à 300 kilomètres à l’est d’Alger, par une équipe de chercheurs internationaux, dont des Algériens. Les outils ressemblaient exactement à ceux dits oldowayens, trouvés jusqu’alors principalement en Afrique de l’Est. Les chercheurs ont aussi déterré à proximité des dizaines d’ossements animaux fossilisés, présentant ce qui ressemble à des marques d’outils – de véritables outils de boucherie préhistoriques. Ces ossements proviennent d’ancêtres de crocodiles, d’éléphants, d’hippopotames ou encore de girafes.

« Origines multiples »

Depuis des décennies, l’Afrique de l’Est est considérée comme le berceau de l’humanité. On y a trouvé les outils les plus anciens : 2,6 millions d’années. La découverte annoncée jeudi, sur le site d’Aïn Boucherit, rivalise désormais avec cette période. Cela pourrait signifier que les techniques d’outils sont rapidement sorties d’Afrique de l’Est. Autre hypothèse avancée par les chercheurs : « un scénario d’origines multiples des anciens hominidés et des technologies lithiques, à la fois en Afrique de l’Est et du Nord ».

« Le site d’Aïn El Ahnech est le deuxième plus ancien au monde après celui de Kouna en Éthiopie qui remonte à 2,6 millions d’années, considéré comme le berceau de l’humanité », explique à l’Agence France-Presse le professeur Mohamed Sahnouni, qui a dirigé l’équipe de recherche et travaille depuis des années sur ce site. Les découvertes ont été faites sur deux couches archéologiques, l’une datée de 2,4 millions d’années et la seconde de 1,9 million d’années.

Le Sahara

Les ancêtres de l’homme étaient donc présents en Afrique du Nord au moins 600 000 ans plus tôt que ce que les scientifiques croyaient jusqu’à maintenant. Auparavant, les plus vieux outils d’Afrique du Nord dataient de 1,8 million d’années, sur un site proche. Aucun reste humain n’a été découvert : on ignore donc quelle espèce d’hominidés, quel ancien cousin d’homo sapiens (apparu, lui, bien plus tard), utilisait ces outils. Les fouilles ont été menées par des chercheurs de centres de recherche en Espagne, en Algérie, en Australie et en France.

« À Aïn El Ahnech, dans la wilaya [préfecture] de Sétif, les chercheurs ont découvert des restes lithiques et fossiles, des galets taillés, des polyèdres manufacturés en calcaire et en silex […] qui remontent à 2 400 000 ans », s’est félicité Azzedine Mihoubi, ministre algérien de la Culture, lors d’une cérémonie d’hommage aux chercheurs.

La découverte ouvre la perspective de trouver « plus de matériaux archéologiques en Afrique du Nord et dans le Sahara », écrivent les chercheurs dans leur article, validé scientifiquement par un comité de lecture. Au passage, les chercheurs algériens, à l’instar du professeur Sahnouni, espèrent que cette découverte aura des retombées sur la recherche archéologique en Algérie. AFP

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