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Culture

Kateb Yacine parle d’Albert Camus et William Faulkner

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En sus de ce témoignage que donne Kateb Yacine sur Albert Camus, nous publions également cette lettre que le premier a envoyé au second en 1957.

Mon cher compatriote,

Exilés du même royaume nous voici comme deux frères ennemis, drapés dans l’orgueil de la possession renonçante, ayant superbement rejeté l’héritage pour n’avoir pas à le partager. Mais voici que ce bel héritage devient le lieu hanté où sont assassinées jusqu’aux ombres de la Famille ou de la Tribu, selon les deux tranchants de notre Verbe pourtant unique. On crie dans les ruines de Tipasa et du Nadhor.
Irons-nous ensemble apaiser le spectre de la discorde, ou bien est-il trop tard ? Verrons-nous à Tipasa et au Nadhor les fossoyeurs de l’ONU déguisés en Juges, puis en Commissaires-priseurs ? Je n’attends pas de réponse précise et ne désire surtout pas que la publicité fasse de notre hypothétique co-existence des échos attendus dans les quotidiens. S’il devait un jour se réunir en Conseil de Famille, ce serait certainement sans nous. Mais il est (peut-être) urgent de remettre en mouvement les ondes de la Communication, avec l’air de ne pas y toucher qui caractérise les orphelins devant la mère jamais tout à fait morte.

Fraternellement, Kateb Yacine

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Culture

Pourquoi Echourouk Tv arrête le tournage de deux séries ?

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Les deux films « Al Raïs Korso » et « Tilka al Ayam » devaient être réalisés par deux réalisateurs étrangers dont l’Egyptien Adel Adib pour la réalisation et un autre Egyptien pour le scénario, pour le premier et Mohamed Jouk, un Turk pour le second. Le tournage avait commencé en Turquie …  des milliards ont été dépensés pour l’écriture, le tournage et autres…. Puis patatras !

La chaîne Echourouk Tv a annoncé, dimanche, dans un communiqué, avoir mis un terme au tournage de deux nouvelles productions qui devaient être diffusées pendant le ramadhan. La chaîne de télévision se défend bien entendu de toute censure et invoque des problème financiers.

En réalité, c’est la situation de paralysie du pays qui serait la première cause de l’arrêt de la production de ces films. Le second film Tilk El ayam, qui traite de la période des années 1990 et de l’endoctrinement islamiste, il a également été arrêté pour la sensibilité du sujet à l’heure où la charte de la réconciliation imposée par Bouteflika fait table rase sur cette page sanglante du pays.

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Actu

Les premières images d’Ain El Fouara après son saccage par un islamiste

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Nous vous livrons les premières images de la vénérable Aïn El Fouara après son saccage par un triste illuminé en décembre dernier.  On s’en souvient. Un barbu, muni d’un marteau et d’un ciseau, et de sa haine de l’art, a vandalisé, le 17 décembre, la statue de la femme nue de la fontaine Ain El Fouara au cœur de la ville de Sétif. Les citoyens ulcérés ont bien essayé de l’arrêter comme le montrent cette vidéo. En vain. Le massacre a eu lieu.

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Culture

Nahla pleure Farouk Beloufa (A revoir !)

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Le cinéaste algérien Farouk Beloufa est décédé le 9 avril dernier à Paris. Il est parti discrètement. Né en 1947, Beloufa à Oued Fodda, Beloufa est un cinéaste injustement oublié en Algérie.

Il a étudié le cinéma à l’INC, une école de cinéma algérienne disparue, avant d’être diplômé de l’IDHEC, à Paris. Il a suivi également des cours à l’École Pratique des Hautes Études de Paris, sous la direction de Roland Barthes, et a présenté une thèse sur la théorie du cinéma. À son retour en Algérie, sa première production majeure, Insurrectionnelle (1973), est censurée. Le contenu de cette compilation de 90 minutes est remanié et produit sans signature. Commande publique sur la guerre d’Algérie, « le film n’allait pas dans le sens de l’histoire officielle », se souvient Merzak Allouache, dans un témoignage au journal Le Monde.

Nahla (1979), son unique long métrage, est l’un des rares films algériens à traiter de problèmes étrangers à l’Algérie : en l’occurrence, au Liban, en 1975, à la veille de la guerre civile.

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